Critique : The Chronicles of Evil de Baek Won-Hak
2.0Note Finale
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Responsable il y a un peu plus de 10 ans du plutôt pas bon « Tube« , sorte de mauvais mash up de « Speed » et de « Money Train« , Baek Won-Hak s’était un peu fait oublier. 12 ans de silence donc après une courte carrière d’assistant réal sur Swiri notamment, et son unique réalisation Tube, deux blockbusters à la coréenne pas folichons (surtout pour le second), mais de leur époque s’il en est.

The Chronicles of Evil Critique : The Chronicles of Evil de Baek Won-HakThe Chronicles of EvilCritique : The Chronicles of Evil de Baek Won-Hak

Ce qu’on oublie parfois à l’ouest à la vision de bon nombre de films coréens, peut être aveuglé par l’originalité culturelle affichée, c’est le pompage sans vergogne dont l’industrie locale est capable. Sur les blockbusters américains bien sûr (« War of Arrows » est par exemple un remake dissimulé du « Apocalypto » de Mel Gibson), mais aussi et parfois sur ses propres succès passés. « The Chronicles of Evil » appartient à la deuxième catégorie.

Si le postulat de départ rappelle le réjouissant « A Hard Day » sorti l’année dernière (à savoir une histoire de cadavre qui disparaît/réapparaît), on comprend rapidement que ce qu’on a devant les yeux ne joue pas dans la même ligue. Problème de ton déjà, car le film se prend beaucoup, mais alors beaucoup trop au sérieux. Pour pomper allègrement sur Old Boy dans sa deuxième partie, le réalisateur aurait pu se rappeler que le chef d’oeuvre de Park Chan-wook contenait, lui, de nombreuses touches d’humour.

Grande mode en corée depuis le succès de The Attorney en 2013, le film essaye assez maladroitement de dénoncer les travers qui rongent le pays, ici la corruption de la police. Maladroitement car le message se trouve diluer dans un twist final pas malin et surtout qui sent le décongelé et réchauffé 100 fois.

Si l’on peut reconnaître une qualité au film, c’est son rythme. Très peu de répit sur les 102 minutes du running time. Malheureusement cela se fait au détriment du développement des personnages, qui sont en plus assez nombreux (le bad guy, notamment qui arrive trop tard) et pas tous bien interprété.

Au casting, on reconnaît Son Hyeon-Joo, acteur récurrent de la TV locale et vu dans le nanardesque Hide and Seek il y a 2 ans. Hélas toujours aussi peu charismatique, il écope en plus d’un personnage fade aux réactions et agissements aussi peu crédibles que téléphonés. Le génial Ma Dong-Seok (« Neighbors », « Nameless Gangster ») et ses muscles essayent tant bien que mal de s’agiter au second plan sans grands résultats.

Prévisible et fade dans sa grandliloquence, The Chronicles of Evil est un thriller coréen à oublier et si vous décidez malgré tout de tenter l’expérience, le film s’oubliera de lui-même.

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