6 films du réalisateur indien Satyajit Ray bientôt disponibles chez Carlotta Films

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Acteur incontournable du petit monde de l’édition vidéo et orfèvre de la restauration filmique, Carlotta Films poursuit son tour d’horizon du patrimoine cinématographique mondial en enrichissant son catalogue d’un coffret regroupant plusieurs long-métrages du plus connu et reconnu des cinéastes indiens, Satyajit Ray.

Salué comme l’un des plus grands réalisateurs de l’histoire aussi bien par la critique que par ses pairs, le co-fondateur de la Calcutta Film Society, premier ciné-club de l’Inde indépendante, se sera également illustré dans des disciplines aussi variées que le graphisme ou la littérature jeunesse.

Bien qu’il ait un temps collaboré avec des grands noms de la musique indienne comme Ravi Shankar, le réalisateur du Salon de musique, désireux d’en contrôler tous les aspects et ainsi ne pas être amené à devoir faire des consessions sur le plan artistique, décide d’assurer lui-même la composition de la bande-originale de ses films à partir de 1961.

Un éclectisme qui transparait d’ailleurs dans sa filmographie. Artiste aux multiples facettes, le cinéaste aura en effet abordé de nombreux genres au cours de sa carrière : comédie, film policier, drame, science-fiction, romance…

Carrière qui coïncide avec la modernisation graduelle de l’ancienne colonie britannique, qui accède à l’indépendance en 1947 après un combat de plusieurs décennies.

Tournant ses films en bengali, sa langue maternelle, le metteur en scène cherche à se démarquer des productions Bollywood et de leur clinquant, leur préférant la sobriété, l’humanisme et la dimension sociale du néo-réalisme italien, auquel il doit sa vocation.

Si le cinéma d’auteur européen et les grands classiques hollywoodiens de l’entre-deux guerres sont pour lui source d’inspiration, il saura toutefois s’en détacher pour suivre sa propre voie, tissant au fil des ans une œuvre singulière empreinte de tendresse, à la fois intimiste et universelle.

Réalisés entre 1963 et 1979, les six films rassemblés au sein de ce coffret, dont certains n’avaient jusqu’à présent pas bénéficié d’une sortie DVD en France, sont proposés pour la première fois dans une version restaurée 2K.

Au programme de cette sélection :

  • La Grande Ville, 1963, N&B, 2h16.
  • Charulata, 1964, N&B, 1h59.
  • Le Lâche, 1965, N&B, 1h09.
  • Le Saint, 1965, N&B, 1h06.
  • Le Héros, 1966, N&B, 1h57.
  • Le Dieu Eléphant, 1979, Couleurs, 2h01.

Comme à l’accoutumée, Carlotta n’a pas fait les choses à moitié, agrémentant la présente édition d’une ribambelle de suppléments.

Chaque film s’accompagne ainsi d’une présentation et d’une analyse de Charles Tesson, critique et historien du cinéma également auteur d’un ouvrage sur le cinéaste.

Eva Markovits, collaboratrice régulière de l’émission Viva cinéma sur la chaine Ciné+ elle aussi spécialiste de l’oeuvre de Satyajit Ray, se charge pour sa part de passer au crible plusieurs séquences de Charulata et du Héros.

A cela vient s’ajouter un document d’archive de l’INA. Dans cet extrait de l’émission L’Invité de FR3, diffusée en 1981, le réalisateur de la Trilogie d’Apu, venu présenter son film Charulata à l’occasion de la sortie de celui-ci sur les écrans français, évoque tour-à-tour ses débuts en tant que metteur en scène, son rapport à la musique ou encore l’œuvre de son compatriote le poète et écrivain bengali Rabindranath Tagore, prix Nobel de Littérature en 1913 et premier auteur non-européen à recevoir cette récompense.

Issu d’une famille de lettrés proche de ce dernier, Satyajit Ray sera profondément influencé par les écrits du brahmane. Au cours de sa carrière, il portera à l’écran plusieurs de ses oeuvres à l’instar de Charulata, adaptation du roman Nastanirh publié en 1901.

A ses côtés sur le plateau, on retrouve le critique Michel Ciment ainsi que le cinéaste français Claude Sautet qui ne tarit pas d’éloge à l’égard de son confrère.

 

 

 

Sortie le 1er mars.

Prix : 50 euros.

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Egalement disponible en précommande dans le pack « Mars 2022 », comprenant en outre le film japonais Super Express 109 de Junya Sato et Typhoon du réalisateur taiwanais Pan Lei.

 

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