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(Source Hancinema.net)

Critique : Jo Pil-Ho, The Dawning Rage de Lee Jong-Beom disponible sur Netflix

Dernier mis à jour:
Critique : Jo Pil-Ho, The Dawning Rage de Lee Jong-Beom disponible sur NetflixJo Pil Ho Poster
Réalisateur
Lee Jeong-Beom
Pays
Corée du Sud
Diffusion
Notre score
4.5

Le film Jo Pil-Ho : The Dawning Rage, ou Jo Pil-Ho : Souffle de Rage en français, du réalisateur et scénariste Lee Jeong-Beom est disponible sur Netflix pour le plus grand plaisir des amoureux du cinéma coréen.

Le réalisateur avait déjà fait parler de lui pour les films The  Man from Nowhere (2010) et No Tears for The Dead (2013) dont il est également le scénariste, et revient avec un film d’action qui met en scène une fois de plus la collaboration forcée entre un homme travaillant pour les forces de l’ordre et une adolescente. Pour ce nouveau film, sorti le 20 mars 2019 en Corée du Sud, il a fait appel à Lee Sun-Kyun pour le rôle principal. Acteur que l’on retrouvera prochainement dans nos salles françaises dans Parasite. Mais aussi à Jeon So-Nee (After My Death) qui débute sa carrière d’actrice, Song Young-Chang (The Drug King), et Park Byung-Eun (Illang : The Wolf Brigade).

Jo Pil-Ho est donc un policier qui travaille au sein du département des homicides et qui passe plus de temps à utiliser son badge pour se remplir les poches illégalement qu’à effectivement enquêter. Pour parvenir à ses fins il oblige un jeune  (Han Ki-Chul) à commettre des délits pour lui. Le problème est que les agissements du policiers finissent par mettre la puce à l’oreille de ses collègues qui attendent des preuves pour pouvoir le coincer. Avant de raccrocher Jo Pil-Ho décide d’accomplir un dernier gros coup, enfin…oblige le jeune homme à le faire pour lui, mais le hasard fait que le hangar de la police qu’il comptait dépouiller explose avec son complice à l’intérieur.

Après ce résumé, commençons par ce qui fâche. Comme d’habitude on parvient à identifier les « méchants » dès le début, et il est irritant de voir avec quelle facilité le héros se fait manipuler. Et je ne parle pas des antagonistes qui sont les plus évidents bien sûr. Certes, il a la police à ses trousses mais est-ce une raison pour perdre son sens commun ? Mais peut-être est-ce par habitude de regarder ce genre de film. On s’attend à tout et lorsque ce que l’on imaginait arrive, on est déçu. Mais là où vraiment la déception est profonde c’est avec le traitement du personnage de Mina qui méritait mieux que ce que le film lui a réservé surtout avec une personnalité aussi forte. Pourtant tout commençait si bien.

Toutefois, malgré certaines actions prévisibles, le scénario n’en reste pas moins efficace et surprenant parfois. C’est le cas avec son personnage principal. Même si il s’agit d’un policier corrompu on constate que non seulement il reste humain, mais aussi qu’il  a de l’affection pour les individus avec lesquels il interagit, comme c’est le cas après la perte de son complice. Et même si il se montre légèrement violent avec lui et Mina – il passe son temps à les frapper sur la tête – on peut considérer ce geste comme une marque d’affection dans la mesure où les autres ont droit à autre chose quand il est en colère.

Comme dit auparavant, le scénario réserve quelques surprises auxquels on se s’attend pas même si une connaissance du cinéma asiatique : chinois, japonais, et coréen devrait nous aiguiller plus facilement. Les actions s’enchaînent tellement bien que l’on oublie de calculer pour savoir où va l’intrigue. Certains trouveront peut-être la fin trop facile mais pour ma part ce fut une grande satisfaction. Mais peut-être est-ce parce-que je suis cruelle (la réponse est oui). Néanmoins si vous avez aimé Kill Bill de Quentin Tarantino ou êtes habitué de ce cinéma cela ne vous choquera pas. Même si la morale voudrait que le scénario se termine autrement, on ne peut être que satisfait de ce qui arrive à certains personnages.

Alors si vous ne savez pas quoi regarder un soir, n’hésitez pas à jeter votre dévolu sur Jo Pil-Ho : The Dawning Rage.

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4.5

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