Critique : IP Man Legacy: Master Z de Yuen Woo pingmaster z ip man legacy photo jin zhang 1074970 770x513critique : ip man legacy: master z

Critique : IP Man Legacy: Master Z de Yuen Woo ping

Sortir un film avec la mention « Ip Man » est toujours compliqué, argument marketing oblige, la filiation avec la célèbre franchise avec Donnie Yen est aussi un sacré handicap, la pression artistique est en effet bien grande après une saga commencé en 2008, qui bien que déclinante au fil des épisodes (on a pas vu le 4ème qui sort cet été), reste tout de même une belle saga.

C’est donc après trois film que le premier spin-off officiel est disponible. Réalisé par le grand Yuen Woo-ping, on attend évidemment beaucoup du film.

Au niveau de l’histoire Donnie Yen dont le personnage IP Man n’est qu’un fantôme qui hante le héros de ce film : Cheung Tin Chi, celui-ci est dépité, blessé dans son orgueil, il mène une vie modeste, se consacrant à son épicerie et à l’éducation de son fils. En voulant secourir son ex-fiancée, le challenger de Ip va devenir la cible des triades de Hong-Kong, menées par le cruel Kit Kang et sa soeur Kwan. Il devra affronter le funeste Owen Davidson, un homme d’affaires américain au coeur du commerce de l’héroïne pour vaincre tous ses ennemis, sauver sa fierté et gagner le respect de ses pairs…

Bon on commence par ce qui fâche (un peu), encore une fois, comme il est de tradition dans les films américains avec les Russes ou les nord-coréens, les étrangers sont ici tous des sacrés salauds, corruption, non respect des locaux … à aucun moment on arrive à trouver un étranger sympa. Mais passons, autre point qui fâche, le film a été entièrement tourné en studio et ça se voit clairement à l’écran, après, à moins d’avoir un budget illimité, il est compliqué de reproduire toute une ville, mais tout de même, en 2019 on a évolué depuis les épisodes des années 90 des mauvaises séries US, Master Z ne semble pas avoir été au courant mais bon, on va dire que cette petite touche Kitch fait son charme.

Ceci étant passé, on va passer à ce qui vous intéresse le plus : Les combats ! 4 personnes sont au centre des combats de Master Z : Dave Bautista qui joue le méchant principale, la toujours dynamique Michelle Yeoh dans le rôle de la tête de pont de la pègre locale, Max Zhang dans celui du Hero et quelques apparition dû bondissants Tony Jaa.

Les combats justement, ils sont assez rythmé et très agréables à regarder, que ce soit avec ou sans armes, pas forcément les plus spectaculaires qu’on ait pu avoir mais Max Zhang est tout à fait crédible quelques soit le style. C’est d’ailleurs un très bon choix, son personnage étant l’une des rare chose à sauver de l’épisode 3 de Ip Man, c’est un plaisir que de le retrouver. Ce storytelling sauve le film car ni le scénario, ni les décors ne sont là pour ça. Mention spéciale aussi au personnage de Tony Jaa pour ses deux apparitions, qui auraient mérites plus de places à l’écran tellement ses mouvements passent facilement à l’écran. Un vrais plaisir, une démonstration.

Sans spoil particulier on se doute que le combat finale va opposer Owen Davidson a Cheung Tin Chi et il faut bien dire que Dave Bautiste est un bel opposant et son combat agréable à regarder. Cheung Tin Chi devant puiser dans ses ressources les plus profondes pour avoir une chance de le battre. Ce combat est d’ailleurs pour lui l’occasion de chasser ses démons et de faire la paix avec lui même, il rappelle au spectateur qu’on peut peu pas luter contre qui on est et qu’il ne faut surtout pas renier les défaites qu’on a pu avoir par le passé mais s’en servir pour avancer.

Un film imparfait donc mais à l’image de la saga dont il est issue, a conseiller tout de même, ne serait ce que pour les combats, très satisfaisants.

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