Le remake américain de Godzilla approche à grand pas, la sortie est prévue pour mai prochain et nous découvrons aujourd’hui une bande annonce des plus alléchantes.

Les Japonais ont repris les rennes du monstre avec brio en 2004 pour un film somme : Godzilla Final wars de Ryuhei Kitamura, qui célébrait de belle façon les 50 ans du monstre et du film d’origine d’Ishiro Honda.

Godzilla-1998 Godzilla se dévoile dans la première bande annonce !Godzilla 1998Godzilla

Seulement Godzilla Final wars visait avant tout le marché japonais plutôt que l’international en utilisant toujours le même procédé d’acteurs en costume se battant au milieu de maquettes. Le résultat est assez jouissif quand on est initié, mais pour le grand public habitué aux images de synthèses, le film est sûrement trop décalé. Pour l’anecdote, dans Godzilla Final Wars, le Godzilla traditionnel en costume croise son homologue américain en image de synthèse et l’humilie de façon expéditive.

Godzilla-final-wars Godzilla se dévoile dans la première bande annonce !Godzilla final warsGodzilla

Depuis 2004, plus rien à part quelques rumeurs de reboot aux Etats-Unis. Pourtant entre-temps le film de Kaiju est revenu à plusieurs reprises sur grand écran : d’abord le remake de King Kong de Peter Jackson en 2005, ensuite Cloverfiled en 2008, ou plus récemment Pacific Rim de Guillermo Del Toro.

Alors pourquoi Godzilla met-il tant de temps à revenir ? En effet, pour la mise en chantier d’un Godzilla la difficulté est multiple. Tout d’abord trouver une histoire originale qui puisse de dérouler aux États-Unis sans dénaturer  l’histoire originale comme ce qui a été fait dans la version Emmerich. Dans Godzilla 1998, le monstre nait des essais nucléaires français sous fond de marseillaise, un comble alors que le film original est une réaction aux bombardements atomiques américains sur le Japon…

Aujourd’hui, au scénario de ce reboot, nous retrouvons David S Goyer ainsi que Frank Darabont. Plutôt bon présage quand on sait que David S Goyer a su faire renaître Batman (Batman begins, et ses suites) en collaboration avec Christopher Nolan.

La seconde difficulté est de trouver un metteur en scène capable de s’approprier l’univers de Godzilla et d’en faire quelque chose de nouveau dépassant la démonstration d’un lézard géant qui détruit des buildings.

Intervient alors Gareth Edwards, recruté pour diriger ce reboot, il a été révélé en 2010 avec  un premier long métrage de SF indépendant : Monsters.

Gareth Edwards a réalisé ce film en équipe ultra réduite, une dizaine de personnes au total, et a composé lui-même la quasi-totalité des effets spéciaux. Le film est une réussite, à rebours des films d’invasion d’extra-terrestres habituels, se concentrant sur la relation de deux personnages en fuite, une sorte de road movie Sf. Gareth Edwards a un talent à part, proche du jeune Spielberg (Duel, Jaws).

monsters-gareth-edwards Godzilla se dévoile dans la première bande annonce !monsters gareth edwardsGodzilla

La question avec Gareth Edwards serait plutôt comment passer de la réalisation d’un film indépendant ambitieux à celle d’un blockbuster hollywoodien avec ses contraintes ?

En tout cas, les producteurs de Legendary Picture et Warner ont fait un pari, et on ne peut que les féliciter de prendre des risques pour une fois.

Arrive donc cette première bande annonce pour lever un peu des interrogations autour de ce remake-reboot, et dors et déjà elle nous laisse à penser que le pari si ce n’est gagné, est tout du moins en bon chemin pour être remporté.

Les premières images montrent les dégâts impressionnants après le passage de la bête, avec l’idée judicieuse de mettre la voix de Robert Oppenheimer (inventeur de la bombe atomique) : « je suis devenu la mort, le destructeur de mondes… »

La bande annonce s’achève sur le monstre qui se dévoile dans un magnifique jeu d’ombre et lumière, finissant par pousser son célèbre rugissement.

La tension est savamment dosée, la photo magnifique, et le monstre a l’air de respecter l’apparence de son cousin japonais.

Une bande annonce très réussie, qui suggère plus qu’elle ne montre, qui donne assurément envie d’en voir plus.

Le film sort donc en mai prochain, avec au casting : Bryan Cranston, Elyzabeth Olsen, Juliette Binoche, et l’excellent Ken Watanabe qui sera la caution japonaise du film.

Update – La bande annonce est actuellement Hors Ligne, celle-ci n’était pas officielle. On fait tout pour vous la remettre en ligne rapidement

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

X