A l’occasion du Festival Deauville Asia 2013, la rédaction d’East Asia prend partiellement place dans les pages de cine-asie pour vous faire découvrir le Festival.

Alors que son très beau Syngué Sabour est toujours en salles en France, Atiq Rahimi était présent en temps que juré de la 15ème édition de Deauville Asia. L’occasion était alors idéale pour lui parler de son dernier film, et bien sûr, de cinéma asiatique ! Propos recueillis par Victor Lopez.

Votre premier film, Terre et cendres, date de 2004. Votre second, Syngué Sabour de 2012. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de revenir au cinéma ?

Chaque film me donne l’occasion de voyager pendant un voire deux ans pour sa promotion. J’ai également d’autres activités comme l’écriture. À chaque film, j’aimerais me lancer dans l’écriture et la photo. Pourtant, j’avais pas mal de propositions. En 2007, je devais tourner en Inde un film basé sur une nouvelle, Rabîndranâth Tagore, co-écrit avec Jean Claude Carrière. Mais on a raté la saison de la mousson où devait se tourner 20% du film, alors je me suis lancé par frustration dans l’écriture. Le livre Syngue Sabour est sorti en 2008 et a gagné le prix Goncourt, occasionnant deux ans de voyage. Après le succès du livre, les producteurs ont été intéressés par l’adaptation au cinéma. Jean Claude Carrière m’a convaincu de faire le film grâce à l’univers cinématographique du récit.

Comment avez-vous rencontré Jean Claude carrière

On se trouvait en Inde en 2005 pour parler aux étudiants sur le rapport entre la peinture et le cinéma, ainsi que sur la question de l’adaptation de mon livre Terre et Cendres. Jean Claude Carrière était invité pour une Master Class et on a eu une belle rencontre. On a tout de suite travaillé sur Kabuliwala qu’on devait tourner en 2007. Cela s’est très bien passé, nous avons beaucoup de points communs. Il connaît très bien l’Inde, le Pakistan, l’Afghanistan et l’Iran avec sa femme iranienne adepte de la littérature et culture persane. Pour moi, c’est un monument dans l’histoire du cinéma. Il aime ce que j’écris et réalise dans le cinéma. Nous avons deux autres projets en chantier. C’est quelqu’un qui a une manière de trouver la clef dans un récit pour l’adapter au cinéma.

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