Le festival de Deauville débute dans une dizaine de jours – du 6 au 10 mars 2013 -, et il est donc temps de faire le point sur la sélection qui est désormais complète.

Hommage à Sion Sono

Tout d’abord, comme chaque année, un réalisateur fétiche sera à l’honneur, et cette année, il s’agira de Sion Sono, quoi de plus symbolique connaissant les déboires qui lui sont arrivés d’un point de vue personnel et professionnel (voire mention en début de la critique de Guilty of Romance). Il participera d’abord à une avant première de son dernier film, The Land of Hope, au cinéma Henri Jeanson d’Honfleur le 7 mars puis à une masterclass le 9 mars à Deauville. Son film sortira en France le 24 avril 2013, distribué par Metropolitan FilmExport.

Par ailleurs, une sélection de sept de ses films, la plupart inédits en France, sera projetée tout au long du festival : I Am Sono Sion (1985), Love (1986), The Room (1992), Bad Film (1995), Keiko Desu Kedo (1997), Suicide Club (2001) et The Land of Hope (2012).

Hommage à Kar-wai Wong

Suite à la première de The Grandmaster à Berlin et en prévision de sa sortie française le 17 avril, le nouveau film du talentueux réalisateur maitre de l’art visuel et amoureux de la forme sera présenté le 8 mars en sa présence.

Une compétition ouverte aux jeunes talents

Les films en compétition cette année sont en droite ligne de la politique de découverte de nouveaux talents du festival, avec trois premiers et quatre deuxièmes longs métrages de toutes les régions de l’orient:
Mai Ratima de Ji-tae Yu (Corée du Sud), en ouverture du festival;
The Town of Whales de Keiko Tsuruoka (Japon);
I.D. de Kamal K.M. (Inde);
Apparition de Vincent Sandoval (Philippines);
Four Stations de Boonsong Nakphoo (Thaïlande);
Songlap d’Effendee Mazlan et Fariza Azlina (Malaisie);
Taboor de Vahid Vakilifar (Iran).

A compter également deux films d’un statut relativement imposant: The Last Supper de Chuan Lu (Chine, City of Life & Death) et The Weight de Kyu-hwan Jeon (Corée du Sud, From Seoul to Varasani).

Jérôme Clément, ancien directeur du CNC et d’ARTE, présidera le jury en charge de désigner les lauréats des Lotus, trophées phares du festival.

Des blockbusters en hors-compétition

Les programmateurs du festival ont apparemment choisi de peupler la catégorie hors-compétition du festival avec un nombre relativement impressionnant de films d’envergure, par des réalisateurs non moins familiers aux yeux du public : Kiyoshi Kurosawa (hommage 2012), Brillante Mendoza (hommage 2010), Kaige Chen (hommage 2006), Ki-duk Kim (habitué des festivals français), Apichatpong Weerasethakul (Palme d’Or 2010), ou encore les deux réalisateurs asiatiques les plus commerciaux : Hark Tsui et Dong-hun Choi.
Ces films seront donc :
Shokuzai de Kiyoshi Kurosawa (Japon): une série TV de 5 heures sur la vie des femmes japonaises, divisée en 2 films Celles qui voulaient se souvenir et Celles qui voulaient oublier pour sa sortie en salles françaises;
Pieta de Kim Ki-Duk (Corée du Sud): Lion d’Or à Venise en 2012, distribué par Pretty Pictures pour une sortie en France le 10 avril;
The Thieves de Choi Dong-hoon (Corée du Sud) : record historique du box office coréen en 2012 ;
The Land of Hope de Sono Sion (Japon): image d’un Japon futuriste au sortir d’une catastrophe nucléaire;
Thy Womb de Brillante Mendoza (Philippines): réflexion poétique sur le mariage et la maternité;
Caught in the Web de Kaige Chen (Chine): analyse de l’omniprésence d’internet dans notre quotidien;
Dragon Gate, la légende des sabres volants de Tsui Hark (Chine): reprise du classique L’auberge du Dragon réalisé par King Hu en 1966;
Mekong Hotel d’Apichatpong Weerasethakul (Thailande): docu-fiction sur un hôtel près du fleuve Mékong, frontière physique entre la Thaïlande et le Laos ;
Buddha: The Great Departure de Kozo Morishita (Japon): animation épique adaptée de la biographie de Buddha décrite par Osamu Tezuka, contée par Siddhartha lui-même.

En bref, une programmation de taille mais également très diverse, qui aura de quoi satisfaire toutes les sensibilités. Si vous allez au festival n’hésitez pas à nous faire votre retour. Nous y serons, suivez-nous sur Twitter et Facebook.

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