C’est avec une nervosité non dissimulée que Shuichi Okita a fait son entrée à pas rapides dans l’une des plus grande salle du cinéma Toho de Roppongi Hills, suivi de près par Shun Oguri et Kôji Yakusho, pour se plier à l’exercice contraignant de présentation officielle de son dernier film, The Woodsman and the Rain (キツツキと雨). Quelques vannes bien senties des deux principaux acteurs de sa distribution plus tard, le troisième film du réalisateur recevait un accueil chaleureux pour sa toute première projection publique.
C’est donc plus détendu, mais toujours aussi peu locace, qu’il s’est rendu à la conférence de presse officielle avec ses deux compères. Résumé de l’essentiel des échanges…

 

M. Oguri et M. Yakusho, vous avez tous les deux dirigés vos propres films. Vos expériences respectives dans ce domaine vous ont-elles aidées à préparer vos rôles ?

TIFF 2011 : The Woodsman and the RainIMG 7260 TIFF 2011 : The Woodsman and the RainKôji Yakusho (KY) – J’ai réalisé un film en effet, mais j’avais certainement un plus gros budget que celui que Kôichi [ndlr : Shun Oguri] a dans le film ! J’ai tourné sur des lieux et avec des gens très différents donc je peux confirmer que l’équipe de tournage dépeinte est réaliste. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai apprécié tourner avec M. Okita et son équipe. Et je pense également que mon expérience de la réalisation m’a aidé pour ce rôle.

Shun Oguri (SO) – Dans l’une des scènes Kôichi tente de s’échapper de son tournage, c’est exactement le sentiment que j’avais chaque jour durant le tournage de mon propre film [ndlr: Surely Someday]. Bien sûr j’ai décidé de faire ce film parce que je le voulais, mais quand tout a démarré j’ai réalisé à quel point c’était dur. Je priais pour qu’il pleuve ou que je puisse m’enfuir ! Donc oui, cette expérience m’a été très utile dans la préparation de mon rôle.

Ces expériences de réalisation ont-elles joué un rôle quelconque dans le choix de la distribution ?

Shuichi Okita (Okita) – À vrai dire j’aimais déjà beaucoup M. Oguri en tant qu’acteur. Mais j’ai lu une de ses interviews au sujet de son film, Surely Someday, dans laquelle il expliquait de manière très directe, avec ses propres mots, toutes les difficultés et complications de la réalisation, et j’ai trouvé ça extrêmement attirant. Je pense que cela m’a influencé pour le choix du casting.

TIFF 2011 : The Woodsman and the RainIMG 7267 TIFF 2011 : The Woodsman and the RainQuelles ont été vos sources d’inspirations en matière d’humour pour ce film ?

Okita – Lorsque l’on dresse le portrait de gens qui essaient de créer une histoire, il y a déjà quelque chose de comique les concernants, ils amènent naturellement un aspect comique. J’ai gardé cela à l’esprit durant l’écriture du script. En plus, ce genre d’humour marche bien auprès des acteurs, ils prennent du plaisir à le jouer.

KY – J’ai trouvé le film très drôle et intéressant dès la première lecture. Je ne voulais pas en faire trop dans mon jeu pour conserver cet humour. Quand je dois interpréter un personnage comique, je ne me dis pas qu’il est drôle, mais plutôt qu’il apparait comme tel alors qu’il essaie juste de vivre normalement sa vie. Je pense que c’est ce que recherchait M. Okita.

SO – Parfois M. Okita nous demandait de refaire une prise alors qu’il n’avait pas l’air de pouvoir mettre le doigt sur ce qui n’allait pas. Je pense qu’il y avait un détail infime, un petit « quelque chose » d’inexplicable qui n’allait pas, et c’est probablement ce « quelque chose » qui provoque le rire.

 

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La critique que
The Woodsman and the Rain est disponible dans nos pages.

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