Critique : High Society de Byun Hyuk disponible sur Netflix

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Réalisateur
Byun Hyuk
Pays
Corée du Sud
Diffusion
Notre score
2.5

Disponible sur Netflix, le film coréen High Society de Byun Hyuk tente tant bien que mal de surfer sur le succès de films tel  que Taste of Money (2013) dans lesquels finance, politique (corruption) et pouvoir ne font qu’un dans la course à la réussite.

Ici c’est un couple faisant parti de la classe moyenne qui se jette dans la gueule du loup attiré par des promesses de pouvoir. Tout par de Oh Soo-Yeon (Soo Ae), conservatrice d’une galerie d’art ambitieuse qui rêve son mari Jang Tae-Joon (Park Hae-il), professeur d’économie en politique, en tant que politicien. Professeur à Seoul University, il imagine un système de micro crédit en direction des entrepreneurs et des petits propriétaires afin de lutter contre la gentrification qui rejette les artistes des rues de la capitale. Intégrer la politique serait un moyen de matérialiser sa vision. Tout cela est rendu possible le jour où il attire les médias sur lui en sauvant la vie de l’un des propriétaires d’un petit business.

Le réalisateur parvient à dépeindre un couple, ayant déjà de gros moyens financiers qui les autorisent à vivre dans le quartier de Gangnam, emporté par son désir quitte à avoir recours à des actions discutables. Il n’aspire pas seulement à la politique, mais surtout à intégrer le Congrès. Cela pousse le couple à s’affilier à des conglomérats qui gère non seulement la galerie où travaille Oh Soo-Yen, mais également le parti politique qui a pris sous son aile Jang Tae-Joon.

High Society promet d’être une satire sociale mais n’y parvient pas. Au-delà du fait qu’il s’enfonce dans le cliché de la classe moyenne sud-coréenne qui s’acoquine souvent avec la politique et les gangsters, son scénario est bien trop prévisible et pousse à un soulèvement de sourcils devant certaines incohérences. Même la fin qui devrait être le climax avec un discours engagé et profond laisse ni chaud ni froid. On a beaucoup de mal à compatir avec l’héroïne qui rêve juste de devenir directrice de sa galerie d’art mais dont les ambitions vont trop loin. Pour citer un dialogue inoubliable de Soo-Yeon envers son mari : « Qui y a -il de mal à être leurs esclaves si nous obtenons ce que nous voulons ? ». Le désir à certaines limites en mon sens. De là à se jeter tête baissés dans une vie privée de liberté de décision afin de faire parti de la haute société… Face à ça, difficile de verser une larme, on se dit que les protagonistes n’ont que ce qu’ils méritent.

Il y a peu de choses à dire sur ce film si ce n’est qu’il est décevant malgré la beauté de la réalisation, le jeu des acteurs  et l’effort sur certaines scènes qui tablent sur l’humour noir. Mais l’humour ne fait pas tout.

Le film est donc disponible sur Netflix pour les plus curieux d’entre vous.

2.5