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FilmoTV rend hommage à l’âge d’or du cinéma japonais

A l’occasion de la parution d’un ouvrage entièrement consacré aux acteurs et actrices de l’âge d’or du cinéma japonais, FilmoTV en la personne de Jean Ollé-Laprune a convié son auteur Pascal-Alex Vincent pour une conversation autour de ces grands interprètes qui ne peuplèrent en fait que trop rarement les écrans européens. FilmoTV a ainsi sélectionné six comédiens en leur associant à chacun un film emblématique. Des acteurs à la filmographie incroyable – certains furent des stars du muet aussi bien que des vedettes du petit écran dans les années 70 – portés par le public et l’œil bienveillant de leurs réalisateurs fétiches.

Setsuko Hara

Actrice indissociable de Yasujirô Ozu, elle est la muse de ses films tardifs. Surnommée la Greta Garbo japonaise, elle est une des actrices les plus adorées mais aussi une des plus mystérieuses. Elle ne fera plus aucune apparition publique après la mort d’Ozu en 1963. Elle est choisie par un studio quand elle n’a que 15 ans pour incarner une adolescente idéale dans une série. Grande vedette dans les années 30, sa carrière sera courte mais dense.

Le Voyage à Tokyo (1963) représente ce qu’elle incarne dans les années 50 : la belle-fille idéale. Le film est probablement le plus célèbre de son réalisateur, une œuvre chorale représentative des films de studio de l’époque.

Toshiro Mifune

« Il est au cinéma japonais ce que John Wayne fût au cinéma hollywoodien : un totem, une icône, un ambassadeur. » écrit Pascal Alex Vincent

Sa carrière internationale fait de Toshiro Mifune l’acteur japonais le plus connu dans le monde. Il rencontre Akira Kurosawa à la fin des années 40, et ensemble, ils tourneront 16 films.

Barberousse (1963) est le dernier film du tandem, une superproduction au tournage interminable marquant la fin de l’âge d’or des studios. Pendant l’année du tournage, Kurosawa va jusqu’à empêcher Mifune de tourner ailleurs, ce qui sera l’objet de leur discorde qui durera 30 ans !

Tastuya Nakadai

Grands rivaux mais aussi complices, Nakadai et Mifune furent les deux samouraïs préférés du public international. Nakadai devient une vedette dans les années 50 et le reste encore aujourd’hui ! Issu d’un milieu très modeste, il est repéré dans la rue par Masaki Kobayashi qui deviendra le grand cinéaste de sa carrière. Comédien habité, il prend son métier très au sérieux, allant jusqu’à faire lui-même ses cascades, notamment les combats au sabre. Acteur complet, il a investi tous les genres de la comédie au drame en passant même par un western spaghetti écrit par Dario Argento.

Harakiri (1962), primé à Cannes en 1963, est un film violent dans son action comme dans son graphisme.

Mariko Okada

Elle devient actrice suite à un concours organisé par les studios dans le but de renouveler les acteurs au lendemain de la guerre. Elle collectionne les rôles de jeune fille délurée, de femme fatale, occidentalisée, rigolote et facétieuse. Elle rencontre Yoshishige Yoshida qui en fait son actrice exclusive, l’épouse et la transforme en égérie de la nouvelle vague japonaise.

Eros+Massacre (1969) est un film politique qui retrace les derniers jours de Sakae Osugi, anarchiste assassiné dans les années 20. Ce biopic expérimental existe en deux versions – la plus courte (disponible sur FilmoTV) faisant déjà plus de trois heures – est un grand classique du cinéma japonais. Okada y évolue en toute liberté, elle ose tout et est filmée avec beaucoup d’amour.

Chisû Ryû

A l’affiche de plus de 200 films, Chisu Ryû en tournera une cinquantaine avec le seul Ozu. Ils feront carrière conjointement dans une osmose incroyable. Leur collaboration durera toute une vie, faisant passer progressivement Ryû de figurant à premier rôle. Destiné à être prêtre, il perd un pari avec des amis et se présente à un concours de studio. Acteur dramatique mais aussi comique, Chisû Ryu obtient un rôle récurrent de prêtre grincheux dans Tora-San, la série la plus longue de l’histoire du cinéma avant même James Bond.

Le goût du saké (1962) est le grand film de Ryû, souvent acteur de seconds rôles, il tient ici le rôle phare. Le film se révèlera être le dernier d’Ozu.

Hideko Takamine

Elle démarra sa carrière dans le muet alors qu’elle n’avait que 5 ans. Adulée du public qui l’a vue grandir, elle savait tout faire : rire, pleurer, chanter…alternant disques et films. Cette notoriété qui l’oppresse la pousse à partir. Elle vient ainsi s’installer pendant 6 mois à Paris sans prévenir les studios. A son retour à Tokyo, portée par son public, elle s’émancipe des studios. Aux côtés de Mikio Naruse, elle tournera une dizaine de films dès 1952, devenant sur l’écran pour le réalisateur, la femme malheureuse en amour. Elle fait ses adieux au cinéma en 1979 et s’exile à Hawaï.

Quand une femme monte l’escalier (1960) fait référence à l’escalier qui mène au bar dans lequel elle est hôtesse et qu’elle cherche à fuir ainsi que sa condition.

Tous ces films ainsi qu’un documentaire sur le sujet, disponible gratuitement, sont à visionner sur le site de FilmoTV : https://www.filmotv.fr/recherche/special-acteurs-et-actrices-japonais/1.html#popup_visio

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