Vous aimez notre nouveau site, pour nous aider c'est ICI via tipeee & à partir de 1€ seulement (sans abonnement ou engagement)

Critique : The Outsider de Martin Zandvliet

Last updated:
2.5

Loin de moi l’idee de me revendiquer comme un spécialiste du genre, mais quand je vois débarquer Jared Leto au pays des yakuza dans le Japon d’après guerre, je ne peux que m’impatienter de voir le résultat. Si en plus on plante le décors à Osaka en 1954…alors là !

Dès la bande annonce je me demandais si tous les acteurs allaient, pour une raison inexplicable, parler anglais…bien qu’ils soient japonais. Il ne faut pas rire car cela a déjà coulé plus d’un film, on se souvient du film de Carl Rinsch, 47 Ronis et de ce pauvre Keanu Reeves qui se retrouvait pour une raison assez inexplicable dans le film….où une partie du budget du film (171M$ tout de même) était partie en dans l’effort de faire parler des acteurs japonais, non anglophones, en anglais, toujours mieux qu’un whitewashing, mais bon … un flop au box-office plus tard, les producteurs de The Outsider semblent avoir retenu la leçon.

Au final cette dernière (ou le réalisateur) a décidée de jouer la carte de l’authentique et une grande partie du casting parle exclusivement en japonais, un très bon point pour mettre le spectateur dans l’ambiance. On retrouve donc Jared Leto, enfermé dans une prison japonaise et qui parle à peine japonais…celui-ci aide un yakuza à s’échapper et quand enfin il est temps pour Nick (Jared Leto) de sortir, celui-ci parle un peu plus japonais (il a sans doute appris en cellule) et va rentrer dans le monde fermé des yakuza (pas si fermé que ça malheureusement)

Sans aller chercher des milliards de références s’il y’a un film japonais que j’apprécie particulièrement, c’est bien kamikaze club tourné en 1966 par kinji Fukazaku avec Sonny Chiba. Tout dans ce film tient du chef-d’oeuvre, l’époque, le sujet, l’ambiance ! Un film à voir absolument. Il est sans doute plus aisé pour Fukazaku de faire un film de ce genre dans les années 60 quand on est justement…dans les années 60.

Sans forcément mettre la pression sur le réalisateur c’est bien cette même ambiance que je cherchais, sans tenir compte de confier le rôle à Jared Leto, sa présence est totalement justifiable au niveau du scénario…pour le reste…

Je ne sais même pas par quoi commencer tellement je suis déçu du film. A sa décharge, les attentes étaient peut-être un peu trop haute et au final à part quelques néons et deux modèles de voitures, on se demande bien si on est pas 50 ans plus tard que le film veut nous faire croire. Au passage les voitures utilisées semblent être des Chrysler Imperial de 1960, pour une action du film en 1954, cela semble un choix regrettable mais qui passe heureusement assez inaperçue malgré l’erreur de casting.

Autre point qui peut surprendre L’ascension très rapide de Nick, le personnage de Jared Leto. Voici que celui-ci devient Yakuza et au passage couche avec la sœur d’un de ses « frères » qui prend l’affaire avec beaucoup de calme, lui ayant pourtant demandé d’arrêter cette romance. On apprécie tout de même le côté « documentaire » de certains aspects, aussi bien la vanité des Américains après leur victoire que les traditions et le respect qu’il peut y avoir dans ce Japon d’après guerre.

Par contre l’histoire est bien trop classique, cousue de fil blanc et sans grandes surprises (sexe, mensonge et trahison), le jeu de l’ensemble du casting n’est ni bon, ni mauvais, mais comme le film, s’oublie rapidement. Pourtant le choix n’est pas à remettre en question, Jared Leto, est bien choisi, Tadanobu Asano et Kippei Shîna sont tout à fait crédible. Le problème vient sans doute des dialogues, ces derniers tournent au ridicule où on apprend de la part d’un yakuza que Jared Leto a la peau douce et qu’il voudrait la lui lécher…alors qu’il s’apprête à le tuer…on se demande vraiment ce qu’il est passé dans la tête de l’équipe qui à écrit ça.

Plombé par une ambiance qui sent le carton pâte, on n’arrive pas à trouver crédible The Ousider, pourtant le matériel de base était tellement prometteur, n’est pas kinji Fukazaku qui veut.

The Outsider est disponible sur Netflix dès maintenant.

Note des lecteurs0 Note0
2.5
Plus d'articles
[TIFF2017] Exclu: 10 minutes du Legend of The Demon Cat de Chen Kaige

Critique : The Outsider de Martin Zandvliet