Interview: David Mack, de Kabuki à Daredevil

Interview: David Mack, de Kabuki à DaredevilIMG 20170909 141804 770x578
oznor

Présent à Singapour pour le STGCC, le Singapore Toy Game & Comic Convention, a accueilli des stars du monde entier, bien connu des geeks, otakus et tout autre fan du frémissant d’un bon vieux sabre laser, Ciné-Asie a eu la chance de rencontrer l’une de ces icônes salués par les fans, David Mack. Auteur, illustrateur, artiste et écrivain. C’est dans les travées de la convention dans la partie média que David Mack sourire aux lèvres nous parle de son travail et notamment d’une œuvre hors norme : Kabuki.

Interview: David Mack, de Kabuki à Daredevilf253cbae6bf0c292f5dcf42bb5de84b9 225x300Connu pour avoir travaillé avec Marvel Comics, Daredevil, Jessica Jones mais aussi sur les covert arts d’American Gods ou bien Fight Club 2 David Mack est avant tout salué par la critique pour son travail sur Kabuki, son œuvre commencée à l’age de 21 ans dans son campus universitaire : ‘’Quand j’ai commencé à travailler sur Kabuki, j’étais tellement jeune je me connaissais pas moi-même alors faire une histoire sur le Japon mais pas en rêve !.’’ Pourtant le destin a voulu que le pays du soleil levant devienne une ressource gigantesque de son accomplissement artistique : ‘’À l’époque de la fac, j’avais un ami japonais, et du coup je me suis mis à m’intéresser à la culture et j’ai donc pris des cours de japonais à mon université, j’y ai également étudié l’art et l’histoire.’

Kabuki, une tueuse névrotique provoquant mort et destruction à Kyoto est à mi-chemin entre Kill Bill et Sin City de Frank Miller, source inestimable pour David qui voit en lui un père spirituel dont sa fascination pour ses comics l’ont poussé vers cette voie artistique: ‘’Depuis jeune j’ai été totalement fasciné par l’homme et sa vision noire de ses personnages.’

Pourtant n’ayant pas ou si peu d’expérience dans ce domaine à cette époque, David Mack nous raconte une vision plus pragmatique à l’image du bonhomme, quelqu’un de droit, de posé, connaissant ses forces et ses faiblesses : ‘’Depuis le début, je savais que je voulais faire un comics vraiment personnel, totalement neuf mais j’ai été trop jeune et inconsciemment pas prêt à écrire de manière bibliographique. Alors , j’ai immédiatement penser à utiliser ce quelque chose de nouveau en moi : Le Japon. »

Interview: David Mack, de Kabuki à DaredevilIMG 20170909 110812 300x225Ne voulant pas pas être le propre héros de son histoire, défaut bien souvent présent chez des auteurs de comics, David a opté pour un coté plus radical : ‘’Il me fallait un personnage féminin vivant à l’autre bout du monde. C’est comme ça que Kabuki est née.’’ Pourtant, il reste persuadé que son défi le plus difficile était Daredevil : ‘’Appartenant à un univers complexe et profond, je ne voulais pas dénaturer l’oeuvre initiale. Alors qu’avec Kabuki j’ai pu partir sur des bases neuves.’’

Précis dans ses textes, il n’en demeure pas moins que David Mack reste fidèle à lui même. Le besoin irrépressible de créer des visuels colorés ou calligraphiés si singuliers qui signent depuis lors, sa signature artistique. Il signe même ses illustrations avec un sceau japonais !

‘’Quand, j’ai fini d’écrire une histoire pour un comics je m’imagine être dans une galerie d’art. Je m’interroge toujours sur le message visuel. J’ai du très souvent adapter mes croquis et dessins lorsque l’histoire et l’atmosphère changeaient de l’idée de départ.’’ Pourtant il ne veut pas croire à cet effet de mode qui veut que l’on noircisse de plus en plus les superhéros en personnes fragiles et encore plus humain que leurs semblables : ‘’Je ne crois pas qu’ils fassent développer automatiquement un côté obscur à chaque héros car la mode l’oblige. Je reste plutôt fidèle au personnage comme je l’ai fait pour Kabuki. Pour les autres, par exemple Batman, tout découle de sa jeunesse, confronté très tôt à la violence, il ne finit qu’à reproduire le même cheminement en pensant résoudre ses propres problèmes.’

Kabuki, volume IV dans mes mains, une bible de plus de 400 pages regroupant entre autre différentes histoires telles Masks of the NohScarab des concept-arts, ainsi que divers croquis.

Considéré par Alex Ross, l’un des meilleurs dessinateurs de comics, comme : ‘celui qui transforme des histoires en chef-d’oeuvres’, David a eu la gentillesse de me signer mon propre volume et quelques images collector à gagner!Bientôt disponibles pour vous ! Et oui, je pense à vous !