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Point positif
l’actrice principale
Points négatifs
le scénario
la mise en scène en manque d’imagination
le tournage en studio qui se voit beaucoup
1.5

L’histoire : Haruko, fraîchement débarquée de sa profonde campagne, veut devenir maiko, une apprentie geisha. Grâce à un professeur de linguistique qui manipule tous les dialectes du Japon, elle devient une apprentie au pair dans une maison de thé. Elle devra apprendre les manières raffinées du Kyoto traditionnel, à commencer par transformer son accent indéchiffrable en un élégant dialecte kyotoïte. Entourée d’aînées geishas et de maîtres terrifiants, parviendra-t-elle à réaliser son rêve ?

Lady Maiko fût présenté en avant-première à la maison de la culture du Japon le 5 juillet dernier en présence de l’actrice principale du film Mone Kamishiraishi. Autant le dire sans détour, le film ne marquera pas les esprits, se rapprochant plus d’un téléfilm que d’un film de cinéma.

Pratiquement tout le ressort comique du film se base sur l’accent provincial de Haruko qui peine à parler le langage soutenu de Kyoto, ce qui nous rappellera pour nous autres français un film qui jouait aussi principalement sur les différences régionales et les accents : Bienvenue chez les Chtis de Dany Boon. Là est toute la gageure du film, comment pour les spectateurs français différencier le parler de Fukuoka et celui de Kyoto ? Même si les sous-titres aident en s’écrivant avec des erreurs de syntaxe, l’essence comique du film aura du mal à traverser les frontières.

La réalisation du film peine également, ressemblant à celle d’un drama (genre de sitcom japonaise), autre déception : on ne voit absolument rien de la ville de Kyoto à part quelques maigres plans dans le générique de fin, on sent constamment qu’on se trouve dans un studio qui a reproduit une ruelle d’une trentaine de mètres… Lady Maiko est aussi une comédie musicale, on regrettera le manque de moyen et d’imagination pour les séquences chantées.

Malgré cela, le charme désuet de la comédienne principale fait son effet, Moné Kamishiraishi possède un petit brin de voix qui permet au film de trouver quelques passages sympathiques. Aussi la description du mode de vie des maikos intéressera les passionnées de culture japonaise.

Pour l’anecdote, Moné Kamishiraishi a offert personnellement à chaque spectateur un petit sachet d’encens en tissu de Kyoto suite à la projection du film à la maison de la culture du Japon.

En résumé, Lady Maiko penche plus du côté du téléfilm sans prétention que du film de cinéma qui fera se déplacer les foules. En espérant que l’actrice principale Moné Kamishiraishi trouve des rôles dans des films plus conséquents.

Lady Maiko de Masayuki Suo sortira en salles en septembre 2014.

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Note finale

Critique : Lady maiko (mayko a lady) de Masayuki Suo