Critique : Snowpiercer, Le Transperceneige de Bong Joon HoSnowpiercer Postersnowpiercer le transperceneige
Crédits: Wild Side Films

Critique : Snowpiercer, Le Transperceneige de Bong Joon Ho

Note des lecteurs1 Note4.4
4.5

Huit ans, c’est le temps qu’il aura fallu à Bong Joon Ho pour concrétiser son adaptation de la BD d’anticipation de Jacques Lob et Jean-Marc Rochette et faire éclater au monde entier le tallent qu’on lui connaissait déjà après « Mother » et « The host ».

Projet international avec un casting Hollywoodien et en grande partie tournée en anglais, Snowpiercer est la très grosse claque de l’automne !

Quand il s’agit d’une adaptation ciné il est toujours délicat d’apporter son interprétation de l’oeuvre originale et si le risque est présent pour un livre il l’est d’autant plus pour une BD. Si on ne peut que vomir devant ce qui a été fait avec DragonBall, c’est ici tout l’inverse et l’ambiance de huit clos ressentie en lisant le transperceneige est transcendée par le travail de Bong Joon Ho et son équipe.

Avec un budget confortable, le réalisateur a pu laisser exprimer tout son talent et surtout celui de son équipe artistique, parfaitement modélisé, le train file à grande vitesse à travers une terre devenue hostile et complètement gelé où l’on a presque froid en regardant les décors sublimement réalisé.

Violent, une révolte se fait rarement dans le calme, les jeux de lumières orchestré par le directeur de la photo Hong Kyeong-pyo sont absolument sublimes et rendent chaque moment critique du film encore plus beau et paradoxalement plus accessible à un large public où le réalisateur ne cherche jamais la surenchère de scènes sanguinolentes. Ainsi les scènes les plus brutal s’orchestre parfaitement et sont chorégraphié avec brio.

L’interprétation de Chris Evan en leader ne voulant pas l’être est tout aussi remarquable que celle de Song Kang-Ho, en ex-junkie qui garde toutes ses facultés et semble cacher ses véritables intentions tout au long du film. Ce dernier parlant tout le film en Coréen, ce choix conforte l’internationalisation de ce qu’il reste de l’humanité où tous ont gardé malgré la promiscuité une spécificité et ne veulent pas oublier qui ils étaient avant cette période glaciaire.

« Snowpiercer, Le Transperceneige » souligne ce que l’on est prêt à faire pour survivre et que l’éco-systéme qui règle la vie du train est en fait le nôtre avant que l’on commence à déconner avec la nature, comme si des années de destruction de l’environnement pouvaient se régler en pulvérisant un produit chimique contre le réchauffement climatique. Respect des quotas de pèche, de cueillette…tout est fait pour dénoncer la surconsommation et il est expliqué tout au long du film que ces règles sont essentielles à la survie de ce qu’il reste de l’humanité…à méditer forcement.