Critique : Satreelex The Iron Ladies de Youngyooth Thongkonthun

Critique : Satreelex The Iron Ladies de Youngyooth Thongkonthuniron ladies satree lek 2003 03 g 770x513Satreelex The Iron Ladies
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3.5

Réalisé en 2000, « The Iron Ladies » /สตรีเหล็ก est le premier film de Youngyooth Thongkonthun et sans doute son plus grand succès. Si le 3eme sexe est tout à fait accepté par la société thaïlandaise, c’est le premier film qui leur est non seulement dédié, mais surtout dont ils/elles sont les personnages principaux.

Petite révolution donc, puisqu’il s’agit ici d’une histoire vraie où en 1996 une équipe un peu spéciale participe au championnat national thaï de volley : Môn et Tjoung sont deux excellents joueurs de volley-ball mais aucune formation ne veut d’eux car ils sont gays. Mademoiselle Bi, le nouvel entraîneur, est chargée de former une équipe. Elle choisit Nong, un adjudant gay, Piya, une vedette transsexuelle, et Wit. L’équipe est forte mais les railleries et les provocations dont sont victimes les joueurs sont difficiles à supporter. Le jour de la finale arrive…

J’ai eu la chance de voir le film en 2003 lors de sa diffusion en France au cinéma, car comme le signale le réalisateur, si le film a rencontré un succès important en Thaïlande, il était parfois difficile de distribuer le film à l’étranger dans certain pays où l’homosexualité est interdite, c’est bien dommage, car si certain critique en France on trouvé dérangeant « Le sur-jeu permanent des acteurs », j’ai passé un très bon moment (j’ai depuis revu le film en DVD).

Si la Thaïlande est un pays qui accepte volontiers l’homosexualité, celle ci n’est pas acceptée partout (on parle de 1996), le film, qui je le rappel est tiré d’une histoire vraie, nous montre un visage un peu différent de la société thaï, où celle ci n’accepte pas forcement partout ceux qui sont différents et on assiste à de nombreuses scènes d’exclusion.

Personnellement je n’ai pas trouvé le jeu des acteurs si dérangeant et si la réalisation n’apporte rien de nouveau sur le sujet et la façon de filmer les matchs (toujours issue de la même critique) cela ne dérange en rien la fluidité de la narration.

Bien qu’il n’est pas forcement évident de s’identifier aux héroïnes du film on ne peut pas rester insensible à certains personnages et à leur histoire où si certains assument totalement leur homosexualité, c’est moins évident pour d’autres dont la famille n’accepte pas du tout leur situation.

Bien que très léger et traité avec beaucoup d’humour, The Iron Ladies n’en reste pas moins un film de société où le Kitch visuel du film est confronté à un sujet très sérieux.