Décidément cette année 2016 aura été marquée en Asie par la mode de film de zombies. Avec le dernier train pour busan, énorme carton au box-office mondial, réalisé par le coréen Sang-Ho Yeon, on peut également ajouter I am a Hero, film japonais de Shinsuke Sato, une adaptation d’un manga de Kengo Hanazawa du même nom. On peut remarquer que Sato a voulu livrer une œuvre très proche des productions Hollywoodiennes notamment des films comme World War Z ou bien la série The Walking Dead. De part son style et son expérience de réalisateur, il a voulu continuer dans cette mode de course pour la survie face à l’apocalypse articulé autour d’un tempo qui oscille entre de longues séquences narratives lentes puis des scènes où l’action prend toute son envergure. C’est sanglant, et bien sûr les zombies ont un aspect terrifiant, un mélange entre Rec et 28 semaines plus tard, mais avec la particularité de se rappeler leurs derniers moments avant la transformation. I am a Hero est à saluer car il est un film proche du manga mais en même temps accessible à tout public. En le rendant ‘’commercial’’ il sort donc de la sphère du film de série Z connue seulement d’une minorité. Une première au Japon.

Pourtant le scénario est loin d’être original : Le loser de service qui par cet événement exceptionnel verra son destin changé pour toujours. Hideo Suzuki, est un artiste de manga de talent mais à cause de son style, il n’arrive pas à se faire publier. Rejeté par sa petite amie, le jour même où un étrange virus inexpliqué éclate à Tokyo il l’a retrouve plus tard mais cette fois face à sa transformation en mort-vivante. À partir de là, Hideo va devoir lutter pour sa survie.

Représentant l’archétype de la cible pour ce film, gars simple, pseudo-cool un peu lâche et un peu maladroit mais possédant un bon fond, il n’en reste pas moins qu’il déteint un avantage certains parmi les autres survivants. Il possède un fusil de chasse, chose rare au Japon tant le port d’arme est stricte. Ce qui a le don de faire croire à ses compagnons d’infortunes que son fusil est un faux. Passant donc de la position de loser il se retrouve au fur et à mesure du film en position de leader afin de sauver le plus de monde. Cependant, I am a Hero nous laisse sur un goût d’inachevé, passée les 40 premières minutes le film s’essouffle perdant de l’intérêt tant le rythme est cassé au profit de la narration parfois longue et souvent lourde. Comme souvent au Japon, le rôle de la femme est relégué au second plan voire celui de potiche malgré une tentative de laisser le ‘’girl power’’ prendre ses aises, en vain. Le film n’a aucune prétention particulière, si ce n’est de divertir et de surfer sur la vague zombie movie, tant est si bien qu’il se finit en nous laissant l’impression qu’une suite est possible.iamahero-h2016 Critique : I am a Hero de Shinsuke Satoiamahero h2016

 

 

 

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Critique : I am a Hero de Shinsuke Sato