Ce soir ouvre le cycle Séoul hypnotique au Forum des images à Paris  avec l’avant première de Man on high heels en présence du réalisateur Jang Jin. Le cycle durera jusqu’au 1er novembre, l’occasion de voir des classiques en tout genre.

Capture d’écran 2015-09-15 à 14.21.06 Séoul hypnotique : cycle de 80 films au Forum des images du 15 septembre au 1er novembreCapture d     cran 2015 09 15    14Séoul hypnotique : cycle de 80 films au Forum des images du 15 septembre au 1er novembre

Ci dessous la description du cycle provenant du site du forum des images :

Des pionniers d’hier à la génération d’aujourd’hui, Séoul hypnotique reflète, à travers près de 80 films inédits ou rarement présentés en France, une cinématographie entre tradition et modernité, entre Asie et Occident. Films intimistes et films de genre, mélodrames et thrillers percutants : le cinéma coréen n’a pas fini de nous surprendre !

Capitale de la Corée du Sud – et l’une des plus grandes mégalopoles du monde avec près de 20 millions d’habitants représentant 50 % de la population coréenne ! –, Séoul concentre toutes les énergies, « vampirise » tous les récits possibles et s’inscrit, fort
logiquement, comme le cadre privilégié du cinéma sud-coréen.

Dès les années 50, Séoul apparaît écartelée entre une tradition encore forte et une urbanisation qui s’affirme. Le Cocher (Kang Dae-jin, 1961), célèbre mélodrame, montre les difficultés au quotidien d’une famille modeste. Le décalage entre les modes de vie d’hier et d’aujourd’hui font écho aux conflits entre les générations. Le mélodrame incarne plus qu’aucun autre le cinéma coréen. C’est en partie à cette découverte que Séoul hypnotique invite le spectateur. On verra à quel point le genre inspire les cinéastes, faisant de tout film coréen un mélodrame en puissance. Le film de jeunesse, qui ouvre ce mois de septembre, est aussi un leitmotiv du cinéma coréen. Souvent autobiographiques (Breathless, Yang Ik-june) et inspirés du réel (10 Minutes, Lee Yong-seung), ces premiers films offrent des portraits violents de la jeunesse contemporaine. « J’ai voulu montrer ô combien fragiles et sensibles nous sommes et comment nous pouvons nous briser en mille morceaux parce que nous vivons à l’étroit et étiquetés dans cette coquille vide qu’on appelle la société et dans laquelle nous sommes contraints de créer nos identités à travers le regard d’autrui », explique Yoon Sung-hyun, auteur d’un remarquable premier film, La Frappe.* Cette violence des rapports humains est également présente chez Hong Sang-soo, l’un des cinéastes à l’honneur ce mois-ci. Autre cinéaste clé apparu dans les années 1990, Jang Jin, qui aime le mélange des genres pour mieux les détourner, vient pour la première fois en France !

En octobre, Séoul hypnotique arpente d’autres territoires. Décor de thrillers post-modernes, marqués par l’histoire et la politique (The Host de Bong Joon-ho, Shiri de Kang Je-gyu), la ville se dévoile souvent de nuit comme dans les films de Leesong Hee-il, à découvrir en sa présence. Séoul se décline aussi au féminin avec la venue de l’actrice Ye Ji-won, qui illumine la comédie sociale So Cute (2004). Kim Soo-hyun y filme un Séoul en train de disparaître, comme dans Bitter, Sweet, Seoul, le film collectif des frères Park. Point commun entre les deux : la ville-mutante y est un « joyeux enfer » !
* Le film est présenté par Yoo Dong-suk, directeur du Festival du film coréen de Paris, où il fut découvert en France.

Une programmation élaborée par Muriel Dreyfus avec Mélissa David et Chantal Gabriel.

http://www.forumdesimages.fr/les-films/les-programmes/seoul-hypnotique

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