Critique : Lang Tong de Sam Loh
1.5Note Finale
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Après plusieurs semaines de silence, me revoilà pour une nouvelle critique ciné. Cette fois, direction Singapour avec une production locale pour laquelle je ne savais rien du tout, j’avais juste vu le teaser qui m’a semblé pour le moins intéressant …Du sexe, de la violence, des  »cisailles »en guise d’arme de poing, Lang Tong fleure bon le film influencé par des productions coréennes voire un classique du genre, l’audition de Takashi Miike (1999). Comparé par la presse locale au 50 Shades of Grey sorti récemment et présenté au dernier Singaporean International Film Festival SGIFF, Lang Tong devait nous donner l’impression que l’on était face à un film au scénario et à la mise en scène maitrisés. Malheureusement , le réalisateur Sam Loh qui sur la fiche du site du SGIFF, nous est défini comme un réalisateur ayant plus de 15 ans d’expérience, doit certainement revoir sa copie. Lang Tong est un film très vendeur grâce à son teaser mais c’est avant tout un beau raté qui m’est en scène un trio voire un quatro amoureux saupoudré de vengeance morbide dont le fil rouge s’il y en avait un, est la dégustation d’une soupe chinoise/singapourienne : la soupe de travers de porc. L’histoire est donc celle de Zach (William Lawandi), un coureur de jupons qui rencontre Li Ling (Vivienne Tseng) via un site de rencontre sur internet. Après leur idylle, il s’entache d’une nouvelle et séduisante femme qui vend des quartiers de viandes pour ces  »fameuses soupes ». Le hic dans tout ça, c’est que Zach va succomber aux charmes de la jeune sœur de Li Ling, Li Er (Angeline Yap). Un sacré pervers ce Zach ! Couchant avec les deux s?urs il se doit de faire un choix… mortel. Avec Li Er, ils décident de fomenter un complot pour tuer la sœur aînée accusée d’avoir causé la mort de leur mère…

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L’histoire loin d’être originale, aurait pu être mieux mise en valeur et capter le spectateur si le montage et le travail post production avait été bien fait. Un son en décalage, un montage horrible qui donne l’impression d’un film bâclé. Même les acteurs du film ne nous donne pas l’impression de croire en l’histoire, ils nous donnent le sentiment d’être totalement perdu et mal dirigé. Le film tient de sa courte notoriété, à des scènes de sexes plus érotique que pornographique, dont les autorités singapouriennes aurait censurées certaines, celles de lesbiennes notamment. Présenté sur l’affiche comme étant le film singapourien le plus controversé, il est clair que Sam Loh a réussi son pari à attirer le spectateur mais d’un point cinématographique, ce film est une réelle déception.

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