L’édition 2014 du festival du film japonais contemporain KINOTAYO revient cette fin d’automne. Elle débutera le 25 novembre 2014 en Île-de-France et se poursuivra durant tout le mois de janvier 2015 dans les salles partenaires en région.

Le festival KINOTAYO a pour but de promouvoir le cinéma japonais en France depuis maintenant 9 ans et présente chaque année une sélection de films de moins de 18 mois et inédits en France pour la section en compétition du festival.

Après plusieurs mois de visionnage, ce sont 9 films aux thèmes variés, de réalisateurs débutants et confirmés, que les membres du comité de sélection ont choisi :

  • BACKWATER de Shinji AOYAMA (2013)

Tôma, 17 ans, vit dans une ville isolée au bord d’une rivière, avec son père et sa maîtresse Kotoko. Il rend souvent visite à sa mère, Jinko, lui amenant des poissons de la rivière. Tôma lutte contre ses démons sexuels. Tout comme son père qui abuse de sa maîtresse, il ne peut retenir ses pulsions. C’est ainsi que sa relation avec son amie d’enfance, Chigusa, prend fin brusquement. Au même instant, Kotoko, enceinte, s’enfuit de la maison. Fou de rage, le père de Tôma part à sa recherche et tombe nez à nez avec Chigusa dans un temple où la jeune femme attend Tôma pour se réconcilier avec lui.


BACKWATER // Shinji AOYAMA par Kinotayo

  • Disregarded People de Hideo SAKAKI (2014)

Yûsuke Mamiana, un homme d’âge moyen, arrive dans une ville portuaire de campagne. Laid et antipathique, ses affaires ne marchent pas et ses relations avec les gens sont tout aussi chaotiques. N’ayant nulle part où aller, il retourne dans sa ville natale où il a été abandonné très jeune par ses parents. Personne ne se souvient de lui et tous le regardent avec suspicion. Seule Kyôko semble avoir de l’affection pour lui. Cette jeune femme au visage marqué cherche un peu d’amour dans cet homme déchiré. Ne sachant comment réagir, Yûsuke répond par le sexe et la violence. Bien qu’elle soit dégoûtée par lui, Kyôko continue malgré tout à le voir car elle se sent enfin traitée comme une femme désirable.


Disregarded People // Hideo SAKAKI par Kinotayo

  • FORMA de Ayumi SAKAMOTO (2014)

Un soir, en rentrant chez elle, Ayako Kaneshiro retrouve une ancienne camarade d’école Yukari Hosaka. La voyant en difficulté, Ayako l’invite à travailler dans sa société, ce que Yukari accepte rapidement. Mais, tout d’un coup, Ayako devient très froide avec elle. Son comportement étrange met Yukari de plus en plus mal à l’aise. Afin de comprendre d’où vient cette haine grandissante, Ayako décide de mettre cartes sur table. Quels mensonges se cachent derrière cette machination ?


FORMA // Ayumi SAKAMOTO par Kinotayo

  • La Maison au toit rouge de Yôji YAMADA (2014)

Japon, 1936. Taki quitte sa campagne natale pour travailler comme bonne dans une petite maison bourgeoise en banlieue de Tôkyô. C’est le paisible foyer de Tokiko, son mari Masaki et leur fils de 6 ans. Mais quand Itakura, le nouveau collègue de Masaki, rentre dans leurs vies, Tokiko est irrésistiblement attirée par ce jeune homme délicat, et Taki devient le témoin de leur amour clandestin. Alors que la guerre éclate, elle devra prendre une terrible décision. Soixante ans plus tard, à la mort de Taki, son petit neveu Takeshi trouve dans ses affaires une enveloppe scellée qui contient une lettre. Il découvre alors la vérité sur ce secret si longtemps gardé.

  • Seventh Code de Kiyoshi KUROSAWA (2013)

Vladivostok, Russie. Akiko est à la recherche de Matsunaga, un homme d’affaires qu’elle n’arrive pas à oublier depuis qu’ils ont passé une soirée ensemble. Le retrouvant enfin, Matsunaga, qui ne se souvient pas d’elle, lui dit de ne faire confiance à personne dans ce pays étranger et disparaît à nouveau. Réussissant à se faire embaucher dans un restaurant tenu par un expatrié japonais, Akiko passe son temps à scruter la rue jusqu’à ce qu’elle voit Matsunaga passer. S’ensuit une filature à travers la ville jusqu’à une usine désaffectée où Akiko l’aperçoit en train de faire des affaires avec la mafia locale…


Seventh Code // Kiyoshi KUROSAWA par Kinotayo

  • Tamako in Moratorium de Nobuhiro YAMASHITA (2013)

Après avoir terminé ses études à l’université, Tamako retourne dans sa ville natale. Elle s’installe chez son père, responsable d’un magasin d’équipement de sport. Mais elle n’aide pas au magasin et ne participe pas aux travaux ménagers. Elle passe ses journées à manger, faire la sieste, jouer aux jeux vidéo ou lire des mangas. Son père ne cautionne pas la vie qu’elle mène, mais ne peut s’empêcher de continuer à la couver. Pourtant, peu à peu, au fil des saisons et au contact de son père et de ses proches, l’esprit et l’attitude de Tamako commencent à changer.

Tamako in Moratorium // Nobuhiro YAMASHITA par Kinotayo

    • The End of the Special Time We Were Allowed de Shingo ÔTA

Ce documentaire retrace les derniers jours de la vie du musicien Sota Masuda. Très talentueux, il remporte un concours musical à l’âge de 17 ans. Mais tout s’écroule lorsque les membres de son groupe entrent à l’université. Il déménage à Tôkyô et plonge rapidement dans la drogue pour tromper son mal-être. Après avoir frôlé la mort, il retourne dans sa ville natale. Ses amis sont prêts à reprendre la musique, mais juste pour s’amuser. Masuda rêve de professionnalisme et s’éloigne, peu à peu, de ses proches. Ses fans également semblent être moins nombreux. Suivi par une caméra pour un documentaire, Masuda met fin à ses jours avant que le tournage ne se termine.


The End Of The Special Time We Were Allowed… par Kinotayo

    • The Horses of Fukushima de Yôju MATSUBAYASHI

Personne n’aurait pu prédire le terrible destin de Mirror’s Quest et ces chevaux de Fukushima en mars 2011. Échappant de peu au tsunami et exposés aux radiations dans le périmètre de 20 km autour de la centrale nucléaire, l’écurie s’est retrouvée abandonnée pendant des semaines sans nourriture. Condamnés à être euthanasiés, les chevaux ont survécu grâce au rôle primordial qu’ils jouent dans le grand festival annuel équestre qui existe depuis plus de 1000 ans. L’avenir de cette écurie est devenue un véritable casse-tête pour les autorités et pour la société de viande chevaline voisine. Ironiquement, la catastrophe nucléaire aura permis aux chevaux de Fukushima de vivre plus longuement, sans crainte d’être abattus


The Horses of Fukushima // Yoju Matsubayashi par Kinotayo

  • The Light Shines Only There de Mipo Ô

Suite à accident, Tatsuo ne travaille plus. Depuis, il vit au jour le jour, sans but. Un jour, il fait la connaissance de Takuji, un garçon grossier mais attachant, à qui il donne son briquet. En retour, Takuji l’invite chez lui, une vieille baraque laissée à l’abandon où il vit avec Chinatsu, sa soeur aînée et ses deux parents. Tatsuo et la jeune femme se sentent attirés l’un vers l’autre et se rapprochent peu à peu. Mais Tatsuo est loin d’imaginer la vie sordide que mène Chinatsu pour subvenir aux besoins de sa famille. Malgré tout, l’amour que lui porte Tatsuo reste inébranlable. Grâce à elle, il reprend le goût à la vie et sent que la chance lui sourit de nouveau. Jusqu’au jour où un nouvel incident survient.


The Light Shines Only There // Mipo O par Kinotayo

Ils concourent pour le Soleil d’Or, le prix de la Meilleure Photographie Canon et le prix de la Presse qui seront décernés lors de la cérémonie de clôture du festival à Paris le 20 décembre 2014.

5 films hors compétition, un hommage, table ronde et rencontres avec des réalisateurs viendront également rythmer cette 9e édition qui est le point de rendez-vous pour tous les amateurs de cinéma qui pourront y découvrir un panorama varié de films japonais.

De notre coté, nous serrons bien sûr au festival.

Toutes les informations sont sur le site du festival : kinotayo.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

X