Critique : Les évadés de l’espace de Kinji Fukasaku
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Les évadés de l’espace de Kinji Fukasaku a été projeté dans le cadre de la rétrospective Kinji Fukasaku à la cinémathèque de Paris.

L’histoire : En l’an 5001, la planète Jillucia autrefois paisible, est aujourd’hui sous la coupe tyrannique des Gavanas. Un groupe d’élus va l’en délivrer.

Kinji Fukasaku revient à la SF avec Les évadés de l’espace, un space-opéra réalisé en 1977, en pleine fièvre Star wars. Ce n’est pas anodin, car Les évadés de l’espace ressemble beaucoup à son cousin américain avec entre autre la reprise de la scène finale de poursuite des vaisseaux dans les couloirs de l’étoile noire… Pourtant le film de Fukasaku serait sorti avant Star wars au Japon, mais il semblerait que la production ait vu La guerre des étoiles en amont, tant l’inspiration transparaît.

Les évadés de l’espace possède un budget plutôt conséquent, proposant un beau travail sur les séquences spatiales, les maquettes des vaisseaux sont plutôt réussies dans l’ensemble, ainsi que les costumes et certains effets spéciaux. La direction artistique du film lorgne donc du côté de Star wars mais prévisage surtout le kitsh du film Flash Gordon de 1980. Car Les évadés de l’espace est avant tout une pépite pop acidulée, qui ravira pas forcément les amateurs de space-opéra classique, mais sûrement ceux de Tokusatsu (Séries télévisées de SF japonaises en vogue depuis les années 60). En effet, le film de Fukasaku donna naissance à la série San ku kai, bien connue chez nous, qui a ouvert la porte à tout un genre purement nippon, avec l’arrivée massive dans les années 80 à la télévision de X-or, Bioman, Power ranger, etc…

Au casting, on notera la présence de Sonny Chiba, et de Hiroyuki Sanada (acteur principal de San ku kai, mais qui aujourd’hui travaille aussi à Hollywood : Le dernier samouraï, Les 47 ronins).
Les évadés de l’espace ne restera pas comme le film à retenir du maître Fukasaku, bien que cette guerre des étoiles japonaise présente quelques passages sympathiques, le film restera seulement comme le grand-frère de San ku kai, et consorts.

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