Critique : Blood C the last Dark de Naoyoshi Shiotani
3.5Note Finale
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Blood C the last dark est une suite ou plutôt un épilogue à la série animée Blood C, et ne suit pas le premier film Blood the last vampire (2000). Si on n’a pas vu la série, on manquera alors de repères pour saisir l’ensemble de la trame, qui est dorénavant axée sur l’ésotérisme et la magie plutôt que les complots et expériences militaires.

Heureusement pour les nostalgiques du premier Blood, l’entrée en matière est familière : Tokyo et son métro la nuit, un homme étrange se transforme en vampire et commence à dévorer des passagers. Saya Kisaragi se trouve elle aussi dans le métro, et va dégainer son sabre pour trancher du vampire en sushis.

Après cette ouverture bien saignante, l’histoire peine malheureusement à décoller car on ne saisit pas tous les tenants et aboutissants. Saya intègre un groupe de jeunes hackers qui visent à s’infiltrer dans les réseaux de l’entreprise du méchant Fumito Nanahara. Les seconds rôles, bien que sympathiques, ralentissent beaucoup l’action. D’un côté c’est ce qui permet au film d’être un vrai long-métrage (107 min) là où Blood the last vampire ne faisait qu’une cinquantaine de minutes. Mais de l’autre côté, toutes les séquences au Q.G. des hackers ne présentent qu’un intérêt limité et dispensable.

La réalisation est aussi efficace que celle du premier Blood, avec un character design nouveau signé Clamp. Saya Kisaragi est particulièrement soignée, avec un visage à la fois candide et empli de noirceur, la rendant énigmatique et charismatique.

Les scènes de combats sont dynamiques et bien animées. Une scène retient particulièrement l’attention : quand la jolie vampire affronte un monstre tentaculaire à tête régénératrice… La scène a une véritable tension et sera la plus réussie du film.

Sans vouloir spoiler, on aura la surprise dans le final de découvrir une créature 3D qui est énorme dans tous les sens du terme. Technologiquement parlant, cette créature est digne d’une grosse production live, et fait vraiment son effet. En revanche scénaristiquement parlant, on ne comprend guère ce qu’un Keiju à dread locks vient faire ici ? Cette séquence est un bon résumé du film : c’est beau mais on n’en saisit pas le sens.

Avec le studio IG (les films de Mamuro Oshii et la série xxxHolic) aux manettes, cette réécriture de Blood (servant d’épilogue à la série Blood C) est une réussite technique indéniable, avec des scènes d’action méritantes, mais pèche à ne pas proposer un scénario plus convaincant et adulte qui rendrait le film indispensable. Ceci dit, Blood C the last dark reste une proposition bien au dessus du film live Blood réalisé par Chris Nahon en 2009.

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