A l’occasion du Festival de Cannes 2013, la rédaction d’East Asia prend partiellement place dans les pages de cine-asie pour vous faire découvrir le Festival.

Quatre films viennent aujourd’hui interroger la place de l’enfance et le rapport des images à l’histoire : l’inégal Bends de Flora Lau, le touchant Like Father, Like Son de Kore-eda, le plombant Death March de Adolfo Alix Jr et l’indispensable L’Image manquante de Rithy Panh. Comme quoi, on ne fait pas toujours la fête à Cannes.

Avec Like father, like Son, Kore-eda semble poursuivre le sillon lumineux de I Wish, en contant le récit très maîtrisé d’un échange d’enfants, découvert 6 ans plus tard par deux familles antithétiques. Que faire alors : est-il possible de procéder à un échange pour recomposer les familles comme si de rien n’était ? L’éclairage se teinte cependant d’un certain clair obscur. Dans I Wish, le sujet dramatique d’une famille décomposée par le divorce était traité avec la légèreté du point de vue des enfants, à un âge où l’on croit encore que les désirs peuvent se réaliser en partant à l’aventure. Dans Like Father, Like Son, le sujet que l’on pourrait associer à la comédie (Etienne Chatiliez l’a montré chez nous dans la Vie est un long fleuve tranquille) est traité avec la gravité que lui confère le regard du père de famille rigide, dont les certitudes sur son fils s’effondrent en même temps que cette révélation.

Plus que les interrogations sur les liens du sang, c’est alors la place accordée à l’enfant par des adultes qui n’ont pas le temps de créer un véritable lien avec ceux-ci qui se retrouve au centre du film. Obnubilé par son travail, le père ne vise qu’à la réussite sociale de son fils, et néglige le reste. À partir de là, Kore-eda nous délivre une petite leçon de vie, visant à remettre avec subtilité la vie et l’enfance au centre des choses.

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Cannes 2013 : jour 4 / dimanche 19 mai 2013