A l’occasion du Festival de Cannes 2013, la rédaction d’East Asia prend partiellement place dans les pages de cine-asie pour vous faire découvrir le Festival.

Même quand on a déjà arpenté le festival de Cannes, on oublie vite d’une année sur l’autre les divers rituels à accomplir avant de pouvoir enfin se retrouver dans le confort d’une salle obscure. Seuls les souvenirs vaporeux des films, vu dans un état contradictoire mais constant de fatigue et d’excitation, finissant in fine par se mêler dans leur multitude gommant leur individualités demeurent. On se souvient d’avoir vu des singes aux yeux rouges, d’un cinéaste chantant une complainte coréenne perdu dans une vieille maison isolé, ou d’un bateau perdu dans la Méditerranée d’un film socialiste, mais on ne sait plus trop dans quel film, ni si l’on a rêvé tout ça, ou si d’autres ont vu la même chose que nous sur l’écran. L’avantage est que les visions n’ayant pas une forte résonance en nous s’estompent rapidement, et que restent surtout les images marquantes, qui effacent toutes les autres, comme l’attente souvent interminable qu’il est nécessaire d’affronter pour y accéder. Mais le premier jour rappelle cela au festivalier avec une netteté cette année peut-être encore amplifiée : être à Cannes, c’est courir beaucoup et attendre encore plus.

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