111 Girls; qui a été unanimement salué par le jury du festival organisé par Asia House.

Le Pan-Asia Film Festival s’est donné pour mission de représenter l’Asie dans son ensemble, des plaines d’Iran aux archipels japonais. Or, comme beaucoup de festivals qui choisissent d’inclure le royaume des Shahs dans leur champ de considération, la contribution de ce grand pays ne passe que très rarement inaperçue. Le goût de la cerise d’Abbas Kiarostami, Une Séparation d’Asghar Farhadi et Pérsépolis de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi en sont les exemples les plus célébrés, mais ne sont qu’une partie de l’iceberg du talent iranien qui plait tant aux programmateurs de festivals.

Lorsque nous avions discuté de cet aspect avec Sumantro Ghose, le directeur du festival, nous pouvions clairement sentir son admiration pour l’art d’Iran et son désir d’inviter les films de ce pays au sein de son festival de manière régulière, voire systématique. La présence de Haleh Anvari, directeur exécutif de l’Iran Heritage Foundation, au sein du jury (qui comprenait aussi la présentatrice Nikki Bedi, le présentateur Hardeep Singh Kohli, ainsi que la correspondante pour la diplomatie de la BBC, Bridget Kendall) ne fait que confirmer cet enthousiasme et les liens forts de l’Asia House avec l’Iran.

Nous pourrions alors nous demander si cela a pu biaiser le résultat. Cependant, Sumi Ghose a cherché à souligner que la sélection a été très difficile parmi une programmation très riche et d’une qualité excellente dans son ensemble. Ils se sont tous accordés sur l’intérêt captivant du premier film de Nahid Gobadi (la sœur du célèbre réalisateur iranien, Bahman Gobadi) et Bijan Zamanpira.

111 Girls, qui a fait sa première britannique au PAFF, est l’histoire satyrique d’un bureaucrate qui s’en va dans le Kurdistan iranien pour se rapprocher d’une communauté de jeunes femmes ayant menacé de commettre un suicide de masse. Le film présente une vision ironique et chaleureuse du paysage culturel iranien contemporain.

Bien que tous les films fussent éligibles pour le prix du meilleur film, seuls cinq films ont été présélectionnés. Les critères pour décider du lauréat étaient alors la vision du réalisateur, la qualité de la production et le pouvoir de divertissement. Mais, la capacité du gagnant à donner une image des plus engageante et originale du paysage du cinéma asiatique en 2013 a aussi compté. Ghose et les jurés ont dans ce cadre tous été touchés par la beauté visuel, la force du message et l’humour de 111 Girls, méritant alors leur reconnaissance.

Voir aussi Entretien avec Yang Ya-Che, réalisateur de Gf*Bf*

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

X