A l’occasion du Festival Deauville Asia 2013, la rédaction d’East Asia prend partiellement place dans les pages de cine-asie pour vous faire découvrir le Festival.

Mekong Hotel, après avoir été spécialement programmé à la sélection « Un Certain Regard » du festival de Cannes 2012, est présenté hors-compétition à Deauville Asia 2013. L’occasion idéale de revenir sur le film de vampire du grand Apichatpong Weerasethakul. Par Nicolas Debarle.

Film post-Palme d’or, Mekong Hotel n’a objectivement pas l’ampleur d’Oncle Boonmee (2010). Comme ce dernier, certes, le film constitue une fenêtre ouverte sur une autre culture (histoires de fantômes et de réincarnations), mais il faut bien reconnaître que la forme expérimentale arborée ici relève d’une facture bien plus hermétique que celle des précédents films du cinéaste.

Aux dires même de Weerasethakul, Mekong Hotel reprend un projet que celui-ci avait l’intention de réaliser depuis plusieurs années. S’inspirant d’une légende thaïlandaise, le scénario finalement conçu propose de mettre en scène l’histoire d’une mère et de sa fille devenues vampires. Celles-ci, au fil de leur réincarnation en ce bas monde, ne cessent de retrouver un homme dont la jeune femme est éprise malgré l’indifférence que ce dernier éprouve à son égard. C’est en rendant visite à son actrice fétiche, Jenjira Pongpas, qui précisément habite au bord du Mékong, que Weerasethakul a eu alors l’idée de situer son récit sur les rives du même fleuve.

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