Alors que Journey to the West continue son succès phénoménal dans les salles de cinéma chinoises, s’apprêtant de plus en plus surement à devenir la production locale la plus rentable, Huayi Brothers est venu contester la répartition des revenus annoncée par la société de production du réalisateur Stephen Chow, Bingo Group.

En effet, en novembre 2012, Huayi Brothers était nommé come distributeur exclusif du film, mais n’était pas inclus dans les investisseurs.  Selon les termes du contrat, Huayi devait obtenir 12% du résultat net ainsi qu’un part supplémentaire des bénéfices en salles. Les investisseurs quant à eux auraient 70% du résultat net. Mais, selon le PDG de Huayi, Zhonglei Wang, le distributeur devrait au contraire recevoir de 70 à 90% du résultat net après déduction des frais de distribution. Ce qui correspond, pour un box office d’un milliard de yuan (125 millions d’euros) à 196 million de yuan (soit 31,5 millions). Si le film dépasse les 1,2 milliards de yuan (150 millions d’euros) – ce qui apparait presque certain -, ce serait alors 396 millions de yuan (44 millions d’euros) qui reviendraient à la société des frères Wang.

Huayi a tout intérêt à gagner le bras de fer pour compenser les résultats relativement décevants de Back to 1942 par Xiaogang  Feng (364 millions de yuan engrangé pendant sa sortie en novembre décembre, pour un budget de 220 millions).

Lost in Thailand de Zheng Xu détient pour l’instant le record des revenus amassés en salles, avec 1,26 milliards de yuan, mais il semblerait que ce début d’année soit propice pour qu’un nouveau record soit établit.

Décidemment les marchés cinématographiques coréens et chinois sont en accélération croissante… mais, l’existence d’un tel conflit en Chine montre bien la soif de pouvoir et de richesse associé à un marché encore en développement ; quand CJ E&M – pour la Corée – se présente comme la société de contenus numéro 1 en Asie, l’aspect culturel et le soft power semble plus prévaloir. Bien entendu, en économie capitaliste, le profit est la priorité. C’est la façon dont on l’approche qui est différente.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

X