Rares sont les joueurs de basketball américains d’origine asiatique à avoir pu rejoindre le club très fermé de la NBA. Encore plus rares sont ceux à avoir été adulés par les médias et avoir pu se construire une large base de fans, en fait… un seul, Jeremy Lin, le premier joueur de la NBA d’origine taïwanaise et chinoise au sens large.

Avec aucune offre de bourse à la fin du lycée ni aucune offre d’embauche par une équipe de la NBA à sa sortie d’Harvard, les débuts furent difficiles pour Lin qui – après un contrat presque garanti avec les Golden State Warriors de sa ville natale San Francisco-, a du faire ses preuves au sein de la D-League (Development League). Il n’a cependant joué que trois fois, a été refusé par les Golden State Warriors et les Rockets de Houston, pour finalement être accepté en essai par les New York Knicks pour la saison 2011-2012. Lors d’un match difficile contre les Bucks de Milwaukee, alors qu’il était promu dans l’équipe principale, il a inscrit de nombreux paniers permettant au Knicks de l’emporter. Sa popularité a alors atteint des sommets dans un phénomène qui a pris le nom de « Linsanity ». Cela lui a alors garanti un contrat de trois ans avec les Rockets de Houston.

De ce destin incroyable est sorti un documentaire réalisé par Evan Jackson Leong, un chinois américain de la 6ème génération et ami de Lin, ayant travaillé avec Justin Lin sur Better Luck Tomorrow (202), Finishing the Game (2007) et sur le film d’action The Fast and the Furious. Le film, projeté à Sundance en janvier 2013, a rencontré un grand succès, et la société de vente de films internationale basée à Hong-Kong et Amsterdam, Fortissimo Films vient tout juste d’acquérir les droits pour distribuer le film hors des Etats-Unis et de la Chine.

On sait l’intérêt pour le basketball qu’ont les chinois, et la ferveur avec laquelle ils suivent la NBA. Voici donc un documentaire qui devrait rencontrer un incroyable succès sur les deux plus gros marchés cinématographiques du monde. En Europe, le football et le tennis restent dominant. Mais, personnellement aucun film lié au sport ne m’a plus marqué que Space Jam avec Michael Jordan (même pas Joue-la comme Beckham). Donc peut-être aurons-nous quelque chance de voir ce documentaire arriver en Europe, histoire à suivre…

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