Critique : La Colline aux Coquelicots de Goro Miyazaki
3.5Note Finale
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Dernière production du studio Ghibli et après des scores aux box office japonais léger, le film de Goro Miyazaki (le fils d’Ayao) : La Colline aux Coquelicots débarque en France le 11 janvier 2012.

Adapté d’un manga de Tetsuro Sayama et Chizuru Takahashi des années 80, celui ci sera disponible en même temps que le film. C’est Hayao Miyazaki qui s’est occupé du scénario.

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Alors que l’on va devoir attendre 2013 pour le nouveau bébé d’Hayao, 2012 s’ouvre avec la nouvelle œuvre du fiston : La Colline aux Coquelicots où l’on se retrouve dans le japon des années 60. Plutôt poussif dans ses débuts, on met du temps à rentrer dans l’histoire…il faut bien dire qu’il ne se passe pas grand chose dans les premières minutes, sans doute pour mieux installer l’ambiance et le décor.

Graphiquement parfait, il n’y a pas grand chose à reprocher de ce coté, les décors sont très beaux, l’animation fluide, une vraie réussite de ce coté, pareil pour la BO (au passage disponible en France) vraiment sympa, elle colle parfaitement au film. C’est vraiment agréable de se dire que le film d’Hayao Miyazaki apporte autant d’importance que son papa pour cet élement si important pour le studio (La bande son est signée Satoshi Takebe)

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Ici le message est un peu différent de celui qu’on retrouve habituellement avec les productions d’Hayao, en dehors de l’histoire principale sur la naissance de Shun on se retrouve confronté à la destruction annoncée du foyer des élèves le « Quartier Latin ». C’est justement là l’un des messages du film : La modernisation/reconstruction du pays face aux traditions japonaises représentées par ce foyer.

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Le contexte historique est d’ailleurs très bien restitué dans le film : L’histoire se déroule en 1963, à quelques mois des Olympiades de Tokyo (été 1964) ; Yokohama qui est presque en banlieue de Tokyo (30 km au sud) est forcément influencée par cette folie de modernisation nécessaire au pays (qui va connaitre par la suite ses plus belles années de croissance économique ).

Un méchant/gentil PDG veut détruire le foyer afin d’en construire un nouveau…tous les membres de celui ci se mobilisent afin de redonner une nouvelle vie au quartier latin et ainsi lui éviter la destruction, puisque comme le dit justement Shun dans le film « En oubliant son passé nous n’avons pas d’avenir ».

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Même si le message est un peu différent, Goro Miyazaki installe petit à petit son univers, il n’est pas évident de prendre la relève d’une telle légende de l’animation et même si pour le moment ses films ne sont pas parfaits, il part tout de même sur de très bonnes bases pour une deuxième réalisation.

Il est vrai que la Colline aux Coquelicots ne peut pas être dans le Top 5 des meilleurs films du studio, cependant il reste agréable de découvrir une nouvelle facette même si j’ai été plus touché par l’ambiance et la retranscription de ce Japon pré-olympiade que par l’histoire Umi/Shun en elle même.

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